Que reste-t-il de l'état de nature de Hobbes derrière le voile d'ignorance de Rawls ?
Cet article entend montrer que la distinction reçue entre deux formes de néocontractualisme contemporain, l’une d’origine hobbesienne, l’autre d’origine kantienne, doit être nuancée. S’il est exact de dire que Rawls prend ses distances avec la notion d’un état de nature fondé sur les passions de la...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2006
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article entend montrer que la distinction reçue entre deux formes de néocontractualisme contemporain, l’une d’origine hobbesienne, l’autre d’origine kantienne, doit être nuancée. S’il est exact de dire que Rawls prend ses distances avec la notion d’un état de nature fondé sur les passions de la puissance et la comparaison interpersonnelle, le contractualisme hobbesien n’est pas réductible pour autant à l’anthropologie politique pessimiste et égoïste à laquelle il est trop souvent identifié. L’interprétation du Léviathan donnée par McNeilly dans la période d’élaboration de la Théorie de la justice permet de rendre justice de la richesse formelle et de l’ouverture morale de Hobbes en matière de théorie du contrat. Elle permet notamment de montrer que la mise entre parenthèses par Rawls des passions de l’envie et leur réintroduction en un second temps est compatible avec la méthode du Léviathan, distincte de ce fait des approches mises en œuvres dans les Elements of Law et le De Cive. |
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