Liberté d’expression, loi de 1881, et respect des croyances : une cohabitation impossible ?

La répression des propos à caractère raciste ou antisémite a pris place, dans notre droit positif, par l’adoption de lois successives, dont les dispositions ont été intégrées à la loi de 1881. Les atteintes portées à un «  groupe de personnes appartenant par leur origine à une religion » ont été a...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Monfort, Jean-Yves
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2015
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:La répression des propos à caractère raciste ou antisémite a pris place, dans notre droit positif, par l’adoption de lois successives, dont les dispositions ont été intégrées à la loi de 1881. Les atteintes portées à un «  groupe de personnes appartenant par leur origine à une religion » ont été assimilées aux «  délits racistes ». Or, les notions d’«  origine », de «  race » de «  religion » et leurs contours ne sont pas aisés à définir. Par ailleurs, entre l’application stricte de la loi de 1881 et la protection renforcée du droit à l’humour et à la satire, rares sont les actions qui aboutissent à sanctionner les propos heurtant la conscience religieuse d’autrui. En outre, l’essor d’Internet, la multiplication des échanges sur les forums de discussion ne devraient-ils pas aboutir à un changement de l’architecture de notre droit de la presse ? Il apparaît qu’au contraire, les textes en vigueur font preuve d’équilibre, et que la loi de 1881 ne doit pas «  être rangée dans le grenier des antiquités républicaines »... ■