Chapitre 4. La jurisprudence française relative à la contamination des produits sanguins : une clarification de la perception juridique du sang humain

RésuméLe silence du droit, et principalement du droit civil, sur le sang tient-il au caractère désincarné, spiritualiste, de notre droit qui ne verrait dans la personne, sujet de droit, que l’expression d’une volonté ? Autre face de cette même logique : le sang serait absent du droit parce que total...

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المؤلف الرئيسي: Byk, Christian
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2001
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الملخص:RésuméLe silence du droit, et principalement du droit civil, sur le sang tient-il au caractère désincarné, spiritualiste, de notre droit qui ne verrait dans la personne, sujet de droit, que l’expression d’une volonté ? Autre face de cette même logique : le sang serait absent du droit parce que totalement incarné et que circulant, pour ainsi dire, à huis clos, il ne se mettrait pas de lui-même dans la circulation juridique. De fait, il serait « extra-commercium ».Après une longue incapacité à nommer et qualifier le sang ( I), le droit, à travers la jurisprudence suscitée par la contamination du sang destiné à la transfusion, a brisé le tabou, faisant l’aveu que le sang fourni est une chose, voire une marchandise ( II).