Au nom du nom
Le sens de l’honneur des samouraïs ou des soldats japonais, que l’on imagine volontiers exacerbé, a pu recouvrir des notions variables au cours d’une histoire marquée durant de longues périodes par la domination de l’aristocratie militaire sur le reste de la société. Alors qu’au Moyen Âge, l’honneur...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
|---|---|
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2014
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le sens de l’honneur des samouraïs ou des soldats japonais, que l’on imagine volontiers exacerbé, a pu recouvrir des notions variables au cours d’une histoire marquée durant de longues périodes par la domination de l’aristocratie militaire sur le reste de la société. Alors qu’au Moyen Âge, l’honneur des bushi s’attachait à une renommée acquise par des faits d’armes, à partir du xviie siècle, avec la longue période de paix du régime des Tokugawa, les discours sur « la Voie des guerriers » ( bushidô) préférèrent mettre l’accent sur le dévouement envers le seigneur et l’incorporation de valeurs morales liées au confucianisme, tout en régulant la violence potentielle que recelait la défense de leur réputation par les samouraïs. Une partie de cet héritage fut captée après l’ère Meiji pour soutenir la construction d’un État et d’une armée modernes, mais il fallut cependant toute la puissance de la propagande et des médias des années 1930 pour aboutir à l’acceptation par l’ensemble de la société de conceptions de l’honneur et de « l’esprit japonais » intimant à l’ensemble des soldats de l’armée impériale de mourir plutôt que de se rendre. |
|---|