La préférence pour la haine. Quelques réflexions sur les élans collectifs
Pour le groupe, la haine est plus facile à penser, à éprouver, plus simple à proclamer, plus convaincante, plus gaie que son contraire, souvent suspect de fausseté perverse. Comme élan, elle tient dans le temps, elle se consolide même et se transforme en architecture de sens : elle résout la questio...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2014
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Pour le groupe, la haine est plus facile à penser, à éprouver, plus simple à proclamer, plus convaincante, plus gaie que son contraire, souvent suspect de fausseté perverse. Comme élan, elle tient dans le temps, elle se consolide même et se transforme en architecture de sens : elle résout la question d’une éventuelle mise en question de soi (c’est l’autre qui est le seul détestable) et celle du comment faire : il suffit d’éliminer l’ennemi et, pour ce faire, le programme de violence est le plus facile à penser. La haine est un psychotrope qui fait du bien au corps, qui chasse pensées noires et dépressions opaques, doutes et culpabilité. |
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