Une rhétorique sacrée au service de la République profane
Dès 1789 la Révolution s’est caractérisée par le désir d’un renouveau de l’être humain qui impliquait l’idée d’éducation. Ce projet se radicalise encore avec l’avènement de la République. En plus de la nécessité d’une nouvelle organisation du système scolaire, les républicains songeaient aussi aux p...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | Histoire, monde et cultures religieuses | 35 | 3 | 2015-10-01 | p. 95-110 | 2267-7313 |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2015
|
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Dès 1789 la Révolution s’est caractérisée par le désir d’un renouveau de l’être humain qui impliquait l’idée d’éducation. Ce projet se radicalise encore avec l’avènement de la République. En plus de la nécessité d’une nouvelle organisation du système scolaire, les républicains songeaient aussi aux possibilités d’une « éducation morale étatique », destinée à convaincre le citoyen des avantages du nouveau régime et à lui faire aimer l’ordre républicain. Le discours politique a été complété par de nouvelles pratiques inspirées largement de sémantique sacrée. Contrairement à ce que l’on pense, l’apogée de ces changements n’a pas été atteint avec le règne des Jacobins, mais sous la République directoriale. C’est surtout grâce aux initiatives du directeur La Révellière-Lépeaux que le projet d’instruction civique républicaine reprend avec vigueur après le 18 fructidor an V. Dans ce contexte « l’art d’argumenter et de convaincre » connut une profonde rupture. |
|---|