Boire à l'hospice. Morales, tensions et contestations autour de la consommation de vin chez les vieillards parisiens dans la deuxième moitié du XIXe siècle

La consommation du vin, autorisée et sous le manteau, diffère selon les hospices et les maisons de retraite de l’assistance publique, révélant ainsi la diversité des publics assistés au nom de l’âge au second XIXe siècle. Cette consommation relève bien sûr d’une culture, mais aussi d’une prescripti...

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發表在:Histoire, économie & société | 32e aée | 3 | 2013-08-01 | p. 46-60 | 0752-5702
主要作者: Rossigneux-Méheust, Mathilde
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2013
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
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實物特徵
總結:La consommation du vin, autorisée et sous le manteau, diffère selon les hospices et les maisons de retraite de l’assistance publique, révélant ainsi la diversité des publics assistés au nom de l’âge au second XIXe siècle. Cette consommation relève bien sûr d’une culture, mais aussi d’une prescription médicale et surtout d’une préoccupation morale. Cet article se propose donc de travailler sur la construction d’une norme de la consommation d’alcool pour le grand âge. Par ailleurs, l’ivresse est au cœur de la lecture des violences que font les directeurs d’hospice. Derrière la consommation du vin, c’est tout la détermination morale du bon et du mauvais vieux qui surgit. Enfin, si le vin est central dans l’analyse des vices du mauvais vieillard assisté, il est aussi important dans les réclamations des vieillards. Le droit à la consommation de vin est un objet important dans la résistance que les vieux opposent à ceux qui encadrent leurs derniers jours ; l’analyser permet de questionner la marge de manœuvre dont disposent les pensionnaires de l’Assistance publique.