Un management bien tempéré : l'expérience des chefs d'établissement de l'enseignement secondaire français
Les chefs d’établissements français des collèges et lycées ont vu leurs missions s’élargir et leur travail s’enrichir depuis la décentralisation du système éducatif après 1980. Depuis les années 1990, cette évolution se poursuit au travers de l’affirmation de leur rôle pédagogique et de l’incitation...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2014
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les chefs d’établissements français des collèges et lycées ont vu leurs missions s’élargir et leur travail s’enrichir depuis la décentralisation du système éducatif après 1980. Depuis les années 1990, cette évolution se poursuit au travers de l’affirmation de leur rôle pédagogique et de l’incitation croissante à piloter à partir des performances scolaires, rejoignant par là les thèmes d’un nouveau management public attentif à une efficace utilisation des ressources et prônant un encadrement capable d’y veiller. Une enquête empirique constate que les chefs d’établissement adhèrent à cette nouvelle donne professionnelle, qu’ils jugent capables de “faire bouger” l’école. Ce mouvement est légitimé à leurs yeux : sur le plan de l’organisation, car il permet de dépasser des modalités bureaucratiques d’action, trop peu réactives au local, et sur le plan des finalités, car il insiste sur la défense des élèves scolairement et socialement les plus fragiles. Mais selon les domaines d’action, ressources financières ou moyens d’enseignement, gestion des personnels enseignants, position dans un environnement local, cette adhésion trouve plus ou moins à se concrétiser dans les faits, conduisant les chefs d’établissement à construire différentes postures managériales, sous contrainte de l’organisation. |
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