Savants et sorciers. Les universités africaines francophones face à la prétendue universalité des critères de qualité
RésuméSi le processus de Bologne est porté par une tendance lourde à l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, il résulte aussi de décisions et de stratégies particulières. Le modèle classique de la coopération-compétition aide à analyser ces stratégies. Les universités ont choisi de co...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2006
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | RésuméSi le processus de Bologne est porté par une tendance lourde à l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur, il résulte aussi de décisions et de stratégies particulières. Le modèle classique de la coopération-compétition aide à analyser ces stratégies. Les universités ont choisi de coopérer pour donner une apparence de consistance à l’Europe de l’enseignement supérieur, ce qui les aide à intensifier leur recrutement d’étudiants venant des autres continents. Elles résistent par contre à l’idée de coopérer pour établir des critères et des procédures de certification de la qualité qui les contraindraient. Jusqu’à ce jour, la responsabilité de la qualité continue donc à appartenir aux universités qui restent maîtres des collaborations qu’elles établissent avec d’autres universités et du choix de leurs partenaires. Le passage au LMD des universités africaines pose la question de l’application des critères de qualité : les pays africains ont tout intérêt à ce que les études préparent les futurs diplômés à y travailler, les pays du Nord à ce qu’ils soient soumis à des apprentissages abstraits pouvant être utilisés dans des laboratoires du Nord. |
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