L'influence des organisations internationales sur les politiques d'éducation
L’influence des organisations internationales sur les politiques d’éducation La douce violence de la “Méthode ouverte de coordination” et de ses équivalents La plupart des constitutions entretiennent la fiction rassurante d’une souveraineté nationale face à l’influence des organisations internation...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2003
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’influence des organisations internationales sur les politiques d’éducation La douce violence de la “Méthode ouverte de coordination” et de ses équivalents
La plupart des constitutions entretiennent la fiction rassurante d’une souveraineté nationale face à l’influence des organisations internationales sur les politiques d’éducation. Les enquêtes PISA ou, en Europe, le processus de Bologne dans l’enseignement supérieur en donnent des illustrations. Le projet de ce dossier est d’esquisser un inventaire des réactions pour le constituer en objet sociologique et installer les conditions de débats entre des positions dont l’analyse est à peine amorcée. Cette mise en perspective est tentée alors même que le discours critique stabilise l’assise sur laquelle s’appuie la promotion d’une mondialisation respectant les personnes et les collectivités. Slogan radical avant d’être analyse, il reste contesté car il n’avance pas d’alternative à une mondialisation qui ambitionne d’absorber l’enseignement alors qu’elle ne prône que des équivalents généraux monétaires et ne compare que les efficiences. L’analyse met en évidence une constellation altermondialiste fondée sur ce qu’il s’agit de refuser plus que sur ce qu’il est indispensable de sauvegarder ou de promouvoir; un unanimisme des organisations internationales qui leur fait accepter toute objection assortie d’ajustements concrets des modes opératoires; un débat ouvert sur les seules modalités d’application alors que la critique vise les fondements et les implicites du modèle. Dans ces conditions, certains sociologues de l’éducation ont pris pour matériau ces discours proliférants qui les ont forcés à composer avec des quantités potentiellement infinies de documents qui sont autant de déclarations d’intentions; d’autres se sont concentrés sur la description et l’étude des pratiques pour les comprendre dans leurs univers singuliers et la distance entre les analyses des tendances internationales et celles des pratiques locales est devenue incommensurable. Comment comprendre la distance entre le propos du décideur, qui s’affirme libre et autonome, et le constat de convergence et de simultanéité des mesures prises dans différents pays? L’analyse de la Méthode ouverte de coordination, instrument du Conseil européen de rapprochement entre les politiques nationales, éclaire le paradoxe de décisions souveraines prises alors même qu’elles sont jugées défavorables... et rend plus apparent encore le fil qui relie les contributions de ce dossier. L’arrivée en force des experts a impliqué voire épuisé le discours de la dénonciation dans des argumentaires réformistes. Leur travail de traduction a trahi l’intention critique mais en respecte la lettre. Les éléments qu’ils en gardent viennent grossir la pensée positive consensualiste qui s’impose normativement aux décideurs. |
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