Immigrés et natifs en France : une analyse des comportements de consommation
Un argument souvent mis en avant lorsque sont évoqués les effets positifs de l’immigration pour les pays d’accueil est que l’entrée d’immigrés aurait des effets positifs sur la demande et donc sur la croissance. L’objectif de ce papier est de mesurer la contribution des immigrés à la consommation...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Un argument souvent mis en avant lorsque sont évoqués les effets positifs de l’immigration pour les pays d’accueil
est que l’entrée d’immigrés aurait des effets positifs sur la demande et donc sur la croissance. L’objectif de ce papier
est de mesurer la contribution des immigrés à la consommation totale en France, sur la période 1979-2011 et
d’étudier leurs différences de comportements de consommation avec leurs homologues natifs. Avec une analyse
comptable, on montre qu’à tout âge, un immigré consomme en moyenne moins qu’un natif. Cependant la part de la
demande des immigrés dans la demande totale est proportionnelle à leur poids dans la population totale. Nous
trouvons que c’est la structure par âge de la population immigrée (surreprésentée dans la classe d’âge active où la
consommation est à son niveau maximum) qui permet la compensation entre le niveau individuel et agrégé.
L’analyse des différences de consommation montre que les immigrés consomment, toutes choses égales par
ailleurs, 10,7 % de moins que les natifs. Cette différence est, cependant, majoritairement expliquée par les
caractéristiques individuelles observables.
Classification JEL : E21, F22, D10
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