« Juger la personne plutôt que l’acte ». Les ressorts sociaux de l’expérience juvénile de la justice des mineurs
Cet article propose une analyse des carrières pénales juvéniles « par le bas », en articulant la perspective analytique que mobilise Aaron Cicourel dans son enquête pionnière avec des emprunts théoriques issus d’autres rives sociologiques. Alors que les recherches portant sur l’expérience juvénile d...
Enregistré dans:
| Auteurs principaux: | , , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article propose une analyse des carrières pénales
juvéniles « par le bas », en articulant la perspective analytique
que mobilise Aaron Cicourel dans son enquête pionnière avec
des emprunts théoriques issus d’autres rives sociologiques.
Alors que les recherches portant sur l’expérience juvénile de la
justice pénale montrent que les trajectoires des jeunes s’inscrivent souvent dans de complexes allers-retours entre la légalité et l’illégalité, cet article révèle plus généralement qu’il est
capital de donner à voir l’influence déterminante d’un monde
social au-delà de l’institution de la justice et de combiner
échelle d’observation in situ à un niveau d’analyse macro tant
diachroniquement que synchroniquement. En documentant
deux cas, cet article met en lumière les ressorts structurels
objectifs et subjectifs impliqués dans l’expérience juvénile du
traitement pénal et interroge en retour les effets de celui-ci
sur la situation des jeunes. Par là, cet article vise à montrer
combien la sociologie cicourelienne – par le soin conféré à
l’analyse des « attentes d’arrière-plan » – permet de dresser
des ponts entre des traditions théoriques présentées parfois
comme antagonistes tout en mettant les chercheur∙e∙s travaillant sur la justice pénale et l’expérience de ses publics sur une
piste intellectuellement fort stimulante. |
|---|