Habiliter des comités d’éthique pour décider d’administrer des soins psychiatriques sans consentement

Les troubles psychiques s’accompagnant souvent du refus des malades de reconnaître leur pathologie et de suivre des traitements qui pourtant s’avèrent de plus en plus efficaces, la question des limites de la liberté de se soigner se pose pour cette catégorie de patients. Ne pas accepter les soins c’...

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Pubblicato in:Droit, Santé et Société | 3-4 | 3 | 2019-03-17 | p. 48-52 | 2606-6645
Autore principale: Doucin, Michel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les troubles psychiques s’accompagnant souvent du refus des malades de reconnaître leur pathologie et de suivre des traitements qui pourtant s’avèrent de plus en plus efficaces, la question des limites de la liberté de se soigner se pose pour cette catégorie de patients. Ne pas accepter les soins c’est en effet se mettre en risque de subir souvent des crises dans une dynamique d’aggravation irréversible de la maladie, avec des effets suicidaires avérés. Soignants et familles de malades doivent-ils demeurer passifs en respectant une « volonté de la personne » dont on n’est pas certain qu’elle soit « éclairée » ni même réelle, le déni trouvant sa source souvent dans l’inhibition de certaines connexion localisées du cerveau ? L’auteur plaide pour que le principe de liberté de se soigner soit mis en débat et puisse être dépassé dans le cadre de comités d’éthique pluridisciplinaires intégrant des représentants des malades et de leurs familles tant dans les hôpitaux psychiatriques et dans les établissements pénitentiaires, ces derniers accueillant une proportion considérable de personnes vivant avec des troubles psychiques.