« La vie empruntée » (Du Bos) des statues : la sculpture et les émotions au 18e siècle
À partir du constat d’une double valorisation au 18e siècle, celle de l’émotion du spectateur et celle de la sculpture, se pose la question de l’articulation entre les deux. Que font les émotions à la sculpture ou la sculpture aux émotions ? Notre étude vise alors à montrer comment la sculpture, mie...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | À partir du constat d’une double valorisation au 18e siècle, celle de l’émotion du spectateur et celle de la sculpture, se pose la question de l’articulation entre les deux. Que font les émotions à la sculpture ou la sculpture aux émotions ? Notre étude vise alors à montrer comment la sculpture, mieux que la peinture et la poésie ou en concurrence avec elles, devient, dans le discours sur l’art au 18e siècle, l’art qui permet de réaliser l’empathie désirée du spectateur et de l’objet d’art. La démonstration s’appuie sur l’exemple privilégié du Laocoon (de la conférence à l’Académie de Van Opstal de 1667 à l’article de Lévesque en 1792) mais aussi du Pygmalion et explore les déplacements qui s’effectuent entre des conceptions de la sculpture comme expres-sion des passions, impression sensible, compassion, empathie ou encore simulacre du corps vivant. Ainsi, sculpture et émotions tendent à se confondre dans l’expérience esthétique au 18e siècle : la statue est tour à tour, et même parfois simultanément, un corps émotif et un corps qui suscite l’émotion. |
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