Le corps sportif dans tous ses écarts
Le champion sportif fait aujourd’hui figure d’ultime héros de la post-modernité. L’atteinte de l’excellence sportive puis la condamnation à l’exploit sans cesse renouvelé qui en découle, se traduisent souvent en clivage et en aménagement défensif du registre addictif (pratiques d’incorporation et...
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| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le champion sportif fait aujourd’hui figure d’ultime héros de la post-modernité. L’atteinte de l’excellence sportive puis la condamnation à l’exploit sans
cesse renouvelé qui en découle, se traduisent souvent en clivage et en aménagement
défensif du registre addictif (pratiques d’incorporation et gel affectif). Gouverné
par des impératifs de rentabilité performative, avec un surinvestissement du corps
biologique et une rationalisation systématique, le monde du sport d’élite laisse peu
de place à la créativité et au travail du penser. La culture de l’endurance à la douleur
et le non-dit de la plainte qui imprègnent ce milieu, potentialisent les vulnérabilités
psychiques des postulants à la gloire pour finalement aboutir au règne du corpsmachine. Il est ainsi classique d’observer parmi la population des athlètes d’élite une
clôture narcissique et une dépendance exclusive à leur enveloppe musculaire, investie
tel un objet extérieur à soi. Un exemple clinique vient illustrer nos hypothèses. |
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