Itinéraires du corps augmenté : déficiences et performances dans le sport
Si l’évolution humaine se définit comme un arrachement permanent à la nature, la question du corps augmenté pose celles des limites éthiques de la science, de l’existence ou non d’une nature humaine, du prolongement du corps par la technique, d’un corps-machine d’un nouveau genre. L’impératif de per...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2020
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Si l’évolution humaine se définit comme un arrachement
permanent à la nature, la question du corps augmenté pose
celles des limites éthiques de la science, de l’existence ou
non d’une nature humaine, du prolongement du corps par la
technique, d’un corps-machine d’un nouveau genre. L’impératif de performance pèse sur chacun et croise l’obsession
de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles.
Cette quête s’empare du corps comme d’un prétexte matérialiste pour viser une transcendance hypothétique, qui fait
défaut par ailleurs. Améliorer : la forme, les performances,
l’apparence, semble toujours possible, occultant les questions de la souffrance et de la mort, du handicap, reléguant
la vieillesse dans l’impensé. Le corps entraîné, remodelé,
esthétisé, médicalisé, technicisé et finalement prothétisé du
sportif d’élite, avec sa valeur d’objet marchand et fantasmatique, est à ce titre exemplaire et convoque une éthique de
l’anthropotechnie. |
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