Faire preuve. Des faits aux théories, Howard S. BECKER, Paris, La Découverte, 2020, 288 p.
Genre longtemps associé à l’expression du drame sentimental, le roman-photo a aussi été essentiellement abordé comme tel par la recherche universitaire. L’article voudrait relativiser cet horizon d’attente dominant en envisageant, dès les années de son plus franc succès, l’existence d’un roman-photo...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2022
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Genre longtemps associé à l’expression du drame sentimental, le roman-photo a aussi été essentiellement abordé comme tel par la recherche universitaire. L’article voudrait relativiser cet horizon d’attente dominant en envisageant, dès les années de son plus franc succès, l’existence d’un roman-photo « déviant de l’intérieur », véhiculant pastiches, second degré, détournements et expérimentations visuelles sans pour autant se détacher du canal médiatique traditionnellement dévoué au genre – la presse magazine familiale et/ou féminine des années 1950-1970. Centré sur le parcours du photographe et documentariste Richard Olivier (1945-2021), réalisateur d’une douzaine de romans-photos à ses débuts, on examinera à la fois les conditions d’accès à ce genre par de jeunes créateurs audio-visuels, et, en retour, la contamination dudit genre par la pratique transitoire (et parfois alimentaire) qu’en firent ces créateurs. S’y donneront aussi à voir certains glissements dans l’énonciation éditoriale d’une presse féminine qui, en desserrant peu à peu l’étreinte de son ancien modèle domestique, sut se rendre accueillante à l’égard de romans-photos rénovés, inspirés par la nouvelle culture populaire et porteurs d’une certaine dose d’autoréflexivité. |
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