Quelle relance de l’élaboration pour retrouver une disponibilité pour les apprentissages ?
Selon une enquête pilotée par la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques, 80 % des adolescents placés par l’Aide Sociale à l’Enfance présentaient en 2013 des difficultés scolaires dans les domaines de compréhension, d’expression et de réflexion. Parmi les pistes po...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2026
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Selon une enquête pilotée par la Direction de la Recherche, des Études, de
l’Évaluation et des Statistiques, 80 % des adolescents placés par l’Aide
Sociale à l’Enfance présentaient en 2013 des difficultés scolaires dans les
domaines de compréhension, d’expression et de réflexion. Parmi les pistes
pour les aider à intégrer un parcours scolaire, il existe la possibilité de
relancer leur capacité d’élaboration, embolisée par le trauma et les
pathologies du lien. Tout au long des années de sa pratique en tant que
psychologue clinicienne à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), l’auteure a
rencontré des adolescents pris dans des répétitions actées qui provoquaient
leur renvoi de foyer en foyer, des « situations complexes » pour lesquels
aucun soin n’arrivait à se mettre en place. Ces adolescents manifestaient
parfois de façon soudaine des progrès sur le plan psychique, arrêtant les
répétitions actées, reprenant leurs études, développant une meilleure
qualité de lien avec les équipes éducatives.
L’article porte sur des cas où un adulte, par exemple un chef de service d’un
foyer de l’ASE, peut livrer une interprétation des répétitions d’actes sur le
lieu de placement renvoyant à un élément de trauma infantile. L’adolescent
devenait alors disponible pour les apprentissages tout en étant moins
persécuté par les adultes de son entourage, dont ses enseignants. Le propos
est illustré par les situations de six adolescents placés dans trois foyers
différents, issues d’une thèse de doctorat en psychologie clinique.
Cette clinique d’élaboration des traumas infantiles des adolescents par les
équipes éducatives de foyer d’hébergement avait déjà été présentée par
August Aichhorn dans son ouvrage de 1925 (« Jeunes en souffrance »,
traduction française de Verwahrloste Jugend, Die Psychoanalyse In der
Fürsorgeerziehung. Zehn Vorträge zur ersten Einführung). Elle est toujours
d’une incroyable actualité, dans une période où les formes d’autoritarisme
font leur retour dans tous les domaines de la vie sociale, et notamment dans
l’éducation. Le but ici est de revisiter la méthode d’Aichhorn avec des
concepts psychanalytique plus récents, comme celui de l’objet-trauma
présenté par André Green en 1979, afin de mettre en valeur ce soin qui
n’est pas assez reconnu comme tel, situé à la rencontre des sphères
éducatives et sociales. |
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