La grande difficulté scolaire, vecteur d’un conflit psychique chez l’enseignant
À partir du questionnement suivant : « comment l’École parle-t-elle de la grande difficulté en fin de cycle élémentaire ? », l’auteure a choisi de prendre en compte simultanément le discours de l’Institution et le discours des enseignants. Sur cette question, elle a eu recours à l’analyse de circula...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2011
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | À partir du questionnement suivant : « comment l’École parle-t-elle de la grande difficulté en fin de cycle élémentaire ? », l’auteure a choisi de prendre en compte simultanément le discours de l’Institution et le discours des enseignants. Sur cette question, elle a eu recours à l’analyse de circulaires de rentrée de 2005 à 2008 et procédé à deux entretiens cliniques de recherche à référence psychanalytique auprès de deux enseignantes de fin de cycle III. Selon les circulaires, « la grande difficulté » est une notion non stabilisée, dont le périmètre et les modes de prises en charge fluctuent annuellement. Les discours des enseignants montrent des difficultés dans la distanciation du soi-professionnel et du soi-élève réactivant des éléments d’ordre autobiographique. Il ne semble pas y avoir d’antinomie entre le discours des textes de l’institution et le discours des enseignantes ; en revanche il existe une forme de décalage entre la constance des exigences du quotidien de l’enseignant et la variation des priorités de l’institution. La tension entre ces différents enjeux personnels et professionnels qui mobilisent le rapport au savoir et les différentes orientations données par l’institution, entretiennent chez l’enseignant un conflit psychique qu’il lui est difficile de gérer seul. |
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