Origine monétaire des cycles d'affaires et changement technologique : Hicks versus Hayek

RésuméLa pensée économique de Keynes et celle de Hayek ont toujours été considérées par Hicks comme un défi au développement de sa propre théorie. Tandis que la première est bien connue d’un large public et peut être symbolisée par quatre lettres, IS-LM, l’influence de Hayek sur les travaux de Hicks...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Hagemann, Harald
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2001
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméLa pensée économique de Keynes et celle de Hayek ont toujours été considérées par Hicks comme un défi au développement de sa propre théorie. Tandis que la première est bien connue d’un large public et peut être symbolisée par quatre lettres, IS-LM, l’influence de Hayek sur les travaux de Hicks est d’une autre nature, plus controversée et encore exclusivement connue d’un petit groupe d’universitaires. Hicks avait toujours été sceptique face à l’affirmation de Hayek selon laquelle, en l’absence de perturbations monétaires, l’économie serait à l’équilibre. Bien qu’il ait puisé chez Hayek l’idée selon laquelle l’impact d’un choc sur la structure réelle de la production est l’élément fondamental, il est très clair que contrairement à ce dernier, Hicks considère que la divergence du sentier régulier et le processus d’ajustement dynamique ne sont pas causés par des facteurs monétaires mais par des facteurs réels comme le changement technologique. La position de Hicks a davantage en commun avec celle de Adolphe Lowe dont les contributions à la théorie des cycles dans les années vingt représentèrent pour Hayek un défi majeur. Finalement, on montre qu’en dépit du fait que l’analyse du processus cumulatif de Wicksell constitue une part importante de la théorie des cycles de Hayek, Wicksell possédait une vision réelle du cycle, vision d’ailleurs partagée par Hicks. Ceci constitue un point de désaccord fondamental avec Hayek pour qui les désordres monétaires sont de première et non de seconde importance.