8. Un nouvel éclairage théologico-politique sur les communs. Note de lecture de l’ouvrage Composer un monde en commun, de Gaël Giraud, La couleur des idées, Seuil, 2022

« Les darwinistes sociaux ont tort sur beaucoup d’aspects, mais l’intense détestation dont ils font aujourd’hui l’objet est partiellement due à leur combat contre cette présomption fatale en vertu de laquelle l’homme est capable de modeler le monde qui l’entoure au gré de sa volonté ». Cet extrait,...

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Auteur principal: Defalvard, Hervé
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2024
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:« Les darwinistes sociaux ont tort sur beaucoup d’aspects, mais l’intense détestation dont ils font aujourd’hui l’objet est partiellement due à leur combat contre cette présomption fatale en vertu de laquelle l’homme est capable de modeler le monde qui l’entoure au gré de sa volonté ». Cet extrait, tiré du dernier ouvrage de Friedrich Hayek, témoigne de l’ambivalence de son rapport au « darwinisme social » et à son principal représentant, Herbert Spencer. Si d’aucuns ont suggéré des similitudes conceptuelles entre la pensée de Spencer et celle de Hayek, peu ont relevé que l’appréciation de la première par le second était globalement négative. Faut-il y voir un paradoxe ? Pas si l’on considère qu’elle a pour fonction de prémunir Hayek contre d’éventuels procès en « darwinisme social ». De la même manière que la référence laudative à Darwin permet à Hayek de se prévaloir d’une caution scientifique incontestable – au prix d’une distorsion du corpus doctrinal darwinien – , la mention dépréciative de Spencer semble destinée à écarter d’un revers de la main des rapprochements théoriques qui pourraient être effectués entre les deux penseurs.