Pédagogie, le constat : le changement ne se fait pas
E n matière de pédagogie, le constat est patent : le changement ne se fait pas. Pour ne pas être nouveau, il est intéressant, en s’appuyant sur les travaux de recherches récents, de saisir comment se dresse un tel constat. L’innovation pédagogique, à l’échelle de l’institution, est un échec ; elle...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2011
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | E n matière de pédagogie, le constat est patent : le changement ne se fait pas. Pour ne pas être nouveau, il est intéressant, en s’appuyant sur les travaux de recherches récents, de saisir comment se dresse un tel constat. L’innovation pédagogique, à l’échelle de l’institution, est un échec ; elle ne produit pas d’effets positifs pour une raison majeure : elle n’est pas mise en œuvre et l’immobilisme des acteurs est patent. Et pourtant le cœur de l’école est touché, tant par rapport aux savoirs que par rapport aux comportements. Ce qui, curieusement, ne fait que renforcer la reprise du discours sur la nécessaire restauration de l’école traditionnelle. Alors que, ce qui domine, c’est bel et bien une pédagogie traditionnelle interrogative stéréotypée. Et ce, sur fond de dissociation entre la recherche théorique sur l’enseignement et la pratique effective : les changements pédagogiques prônés se diluent au mieux en pratiques minimales. Ce constat est d’ailleurs global, puisqu’en Amérique du Nord, d’où nous viennent actuellement en premier lieu les conceptions pédagogiques différentes, la pédagogie traditionnelle domine sans conteste. La pédagogie progressiste y a perdu la bataille du terrain des écoles et de l’administration, elle s’est contentée d’occuper le terrain de la formation.
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