Quid de l'école du peuple et des différentes strates du système éducatif ?

L a France est l’un des rares pays en Europe à ne pas avoir eu une « école moyenne » fondée sur l’existence d’un enseignement « secondaire inférieur » nettement distingué de l’enseignement « secondaire supérieur » (celui du niveau actuel des lycées). Au début du XIXe siècle, Napoléon Ier structure...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Lelièvre, Claude
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2011
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:L a France est l’un des rares pays en Europe à ne pas avoir eu une « école moyenne » fondée sur l’existence d’un enseignement « secondaire inférieur » nettement distingué de l’enseignement « secondaire supérieur » (celui du niveau actuel des lycées). Au début du XIXe siècle, Napoléon Ier structure un secondaire masculin au cursus tout à fait déterminé par sa fin (les dénominations des classes assumant le caractère de compte à rebours de cette organisation, toute tendue vers le baccalauréat, l’entrée dans le supérieur). Et aucune forme durable de « secondaire inférieur » ne peut apparaître dans ce cadre. Lorsque le secondaire « spécial » puis le secondaire féminin sont créés, ils ont d’abord deux cycles nettement distingués. Mais ils s’alignent vite sur le modèle du secondaire masculin classique. Dans la longue marche vers l’École unique, puis le collège unique, le secondaire l’emporte finalement sur le primaire supérieur avec un « collège » qui est davantage appréhendé comme l’antichambre du lycée que comme un second étage (plus ou moins autonome, de la scolarité obligatoire), son corps enseignant et ses inspecteurs généraux occupant tout l’espace du secondaire d’un seul tenant.