D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?

La supériorité des performances en mathéma-tiques des enfants asiatiques par rapport aux enfants européens et nord-américains a donné lieu à de nombreux travaux visant à en comprendre l’origine. Dans cet article, est explorée une hypothèse culturelle selon laquelle il existerait des différences d...

Πλήρης περιγραφή

Αποθηκεύτηκε σε:
Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Κύριοι συγγραφείς: Cho, Hee Yean, Weil-Barais, Annick, Hoel, Justine
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2009
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-CDLE_026_0185
record_format cairn
spelling cairn-CDLE_026_0185CDLECarrefours de l'éducation https://shs.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2008-2-page-185?lang=fr https://doi.org/10.3917/cdle.026.0185 D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ? Cho, Hee YeanWeil-Barais, AnnickHoel, Justine2009 Apprentissage informelÉducation pré-primaireJeu éducatifMathématiquesRelations interculturellesEducative gameInformal learningIntercultural relationsMathematicsPre-primary educationfre Carrefours de l'éducation | 26 | 2 | 2009-02-10 | p. 185-200 | 1262-3490 CDLE_02689 La supériorité des performances en mathéma-tiques des enfants asiatiques par rapport aux enfants européens et nord-américains a donné lieu à de nombreux travaux visant à en comprendre l’origine. Dans cet article, est explorée une hypothèse culturelle selon laquelle il existerait des différences dans les pratiques éducatives au sein des familles concernant l’usage des nombres, à un âge très précoce. Ces pratiques sont analysées à partir de l’observation des interactions entre des parents et des enfants dans un contexte de jeu référant à une activité sociale familière. Il s’agit du « jeu de la marchande » susceptible d’induire toutes sortes d’activités numériques (dénombrement, étiquetage, calcul de prix, etc.). L’étude a impliqué des dyades parent-enfant volontaires (20 dyades) issues de deux pays bien contrastés du point de vue des performances scolaires en mathématiques : la Corée qui se situe en tête des classements internationaux et la France qui se situe dans la moyenne. Les enfants (des garçons et des filles) sont âgés de 3 à 6 ans. Les dyades ont été appariées sur la base du genre (garçon/fille ; père/mère) et du niveau socio-économique de la famille. Les données sont analysées du point de vue des activités proposées à l’enfant par l’adulte et des savoirs en jeu ainsi que de la manière dont l’adulte valorise ce que fait l’enfant. Ces données sont mises en regard des différences afférentes à la place des activités mathématiques à l’âge préscolaire dans les deux pays concernés par la comparaison. Les observations montrent que les parents coréens ont davantage d’exigence par rapport à la connaissance des nombres que les parents français. Ces derniers investissent davantage le jeu dans sa dimension sociale que le font les parents coréens pour lesquels il est un prétexte à stimuler le développement de la connaissance des nombres.Why korean children are better in mathematics ? The beginning of informal learning of the numbers : comparison between France and Korea ; observation of parent-child dyads in a context of game (“merchandising game”) The international investigations showing important differences of performance in the field of mathematics, the research provides comparative data for two countries, Korea and France, which contrast well from this point of view. The comparison relates to the beginnings of the use of the numbers in contexts of interaction between parent and child at pre-school age are based on the idea that the family contributes to transmit values associated with knowledge ; these values are supposed to be determining for the later investment of the children in the school apprenticeships. Ten dyads Korean parent-child were video-taped in a context of game (« merchandising game ») suitable for inducing all kinds of numerical activities (enumeration, labelling, notation of the quantities and prices, meeting of collections, etc). The children (boys and girls) are aged from 3 to 6 years-old. Ten comparable French dyads according to parent’s and children’s gender (boy/girl ; father/mother) and to the socio-economic level are used as reference for the comparison. The data are analyzed from the point of view of the activities suggested to the child by the adult and of the knowledge concerning the way in which the adult develops what the child makes. These data provide a sight of the differences related to the mathematical activities at pre-school age in the two countries.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic Apprentissage informel
Éducation pré-primaire
Jeu éducatif
Mathématiques
Relations interculturelles
Educative game
Informal learning
Intercultural relations
Mathematics
Pre-primary education
spellingShingle Apprentissage informel
Éducation pré-primaire
Jeu éducatif
Mathématiques
Relations interculturelles
Educative game
Informal learning
Intercultural relations
Mathematics
Pre-primary education
Cho, Hee Yean
Weil-Barais, Annick
Hoel, Justine
D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
topic_facet Apprentissage informel
Éducation pré-primaire
Jeu éducatif
Mathématiques
Relations interculturelles
Educative game
Informal learning
Intercultural relations
Mathematics
Pre-primary education
description La supériorité des performances en mathéma-tiques des enfants asiatiques par rapport aux enfants européens et nord-américains a donné lieu à de nombreux travaux visant à en comprendre l’origine. Dans cet article, est explorée une hypothèse culturelle selon laquelle il existerait des différences dans les pratiques éducatives au sein des familles concernant l’usage des nombres, à un âge très précoce. Ces pratiques sont analysées à partir de l’observation des interactions entre des parents et des enfants dans un contexte de jeu référant à une activité sociale familière. Il s’agit du « jeu de la marchande » susceptible d’induire toutes sortes d’activités numériques (dénombrement, étiquetage, calcul de prix, etc.). L’étude a impliqué des dyades parent-enfant volontaires (20 dyades) issues de deux pays bien contrastés du point de vue des performances scolaires en mathématiques : la Corée qui se situe en tête des classements internationaux et la France qui se situe dans la moyenne. Les enfants (des garçons et des filles) sont âgés de 3 à 6 ans. Les dyades ont été appariées sur la base du genre (garçon/fille ; père/mère) et du niveau socio-économique de la famille. Les données sont analysées du point de vue des activités proposées à l’enfant par l’adulte et des savoirs en jeu ainsi que de la manière dont l’adulte valorise ce que fait l’enfant. Ces données sont mises en regard des différences afférentes à la place des activités mathématiques à l’âge préscolaire dans les deux pays concernés par la comparaison. Les observations montrent que les parents coréens ont davantage d’exigence par rapport à la connaissance des nombres que les parents français. Ces derniers investissent davantage le jeu dans sa dimension sociale que le font les parents coréens pour lesquels il est un prétexte à stimuler le développement de la connaissance des nombres.
author Cho, Hee Yean
Weil-Barais, Annick
Hoel, Justine
author_facet Cho, Hee Yean
Weil-Barais, Annick
Hoel, Justine
author_sort Cho, Hee Yean
title D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
title_short D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
title_full D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
title_fullStr D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
title_full_unstemmed D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
title_sort d'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
publishDate 2009
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2008-2-page-185?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/cdle.026.0185
_version_ 1877245578755178496