D'où vient la supériorité des enfants coréens en mathématiques ?
La supériorité des performances en mathéma-tiques des enfants asiatiques par rapport aux enfants européens et nord-américains a donné lieu à de nombreux travaux visant à en comprendre l’origine. Dans cet article, est explorée une hypothèse culturelle selon laquelle il existerait des différences d...
Uloženo v:
| Hlavní autoři: | , , |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2009
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La supériorité des performances en mathéma-tiques des enfants asiatiques par rapport aux
enfants européens et nord-américains a donné lieu
à de nombreux travaux visant à en comprendre
l’origine. Dans cet article, est explorée une hypothèse culturelle selon laquelle il existerait des différences dans les pratiques éducatives au sein des
familles concernant l’usage des nombres, à un âge
très précoce. Ces pratiques sont analysées à partir
de l’observation des interactions entre des parents et
des enfants dans un contexte de jeu référant à une
activité sociale familière. Il s’agit du « jeu de la marchande » susceptible d’induire toutes sortes d’activités numériques (dénombrement, étiquetage, calcul
de prix, etc.). L’étude a impliqué des dyades parent-enfant volontaires (20 dyades) issues de deux pays
bien contrastés du point de vue des performances
scolaires en mathématiques : la Corée qui se situe en
tête des classements internationaux et la France qui
se situe dans la moyenne. Les enfants (des garçons
et des filles) sont âgés de 3 à 6 ans. Les dyades ont
été appariées sur la base du genre (garçon/fille ;
père/mère) et du niveau socio-économique de la
famille. Les données sont analysées du point de vue
des activités proposées à l’enfant par l’adulte et des
savoirs en jeu ainsi que de la manière dont l’adulte
valorise ce que fait l’enfant. Ces données sont mises
en regard des différences afférentes à la place des
activités mathématiques à l’âge préscolaire dans
les deux pays concernés par la comparaison. Les
observations montrent que les parents coréens ont
davantage d’exigence par rapport à la connaissance
des nombres que les parents français. Ces derniers
investissent davantage le jeu dans sa dimension
sociale que le font les parents coréens pour lesquels
il est un prétexte à stimuler le développement de la
connaissance des nombres. |
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