« Les Cervelines » ou les femmes indésirables

Les étudiantes affir-ment progressive-ment mais diffici-lement leurne sont que 965 inscrites en présence dans l’Université française entre 1880 et 1914, au prix de multiples combats. Si elles 1899-1900 (03,2 % du total des inscriptions), elles sont désormais 4254 à la veille de la Première Gu...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Condette, Jean-François
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2003
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Les étudiantes affir-ment progressive-ment mais diffici-lement leurne sont que 965 inscrites en présence dans l’Université française entre 1880 et 1914, au prix de multiples combats. Si elles 1899-1900 (03,2 % du total des inscriptions), elles sont désormais 4254 à la veille de la Première Guerre mondiale (10 % environ du total). Leur présence dans les facultés rencontre cependant de multiples résistances et donne lieu à un intense débat, en particulier au sein de la Société de l’Enseignement supérieur, pour savoir s’il faut créer des universités féminines spécifiques. L’étudiante est finalement acceptée sur les bancs de l’université traditionnelle mais elle subit durablement les effets d’un système scolaire sexiste qui lui donne une formation secondaire peu adaptée aux études supérieures. La réussite passe alors par un travail personnel considérable de remise à niveau. Dans la société, mais aussi dans la littérature à succès, la figure de l’étudiante apparaît souvent très négativement; elle est une « cerveline », une adepte de la raison pure qui va à l’encontre de la nature et de l’ordre social, reniant sa mission première de mère et d’épouse.