La parole prêtée. Comment parlent les images

Chacun de nous a l’expérience d’une parole adressée à des objets inanimés, auxquels nous attribuons, presque sans le vouloir, une personnalité humaine. Alfred Gell a fait de ce phénomène quotidien la base de sa théorie de l’attribution de subjectivité aux artefacts. L’anthropomorphisme ne se limite...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Severi, Carlo
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2009
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Descripció
Sumari:Chacun de nous a l’expérience d’une parole adressée à des objets inanimés, auxquels nous attribuons, presque sans le vouloir, une personnalité humaine. Alfred Gell a fait de ce phénomène quotidien la base de sa théorie de l’attribution de subjectivité aux artefacts. L’anthropomorphisme ne se limite cependant pas toujours à une telle forme superficielle. Au sein de l’action rituelle, où se construit un univers de vérité distinct de celui de la vie quotidienne, la pensée anthropomorphique peut engendrer des croyances durables. On passe alors de la parole adressée à la parole prêtée aux artefacts. Dans cette perspective, l’article analyse la parole attribuée aux statues funéraires dans la Grèce ancienne. Plutôt que de s’en tenir aux seuls enjeux formels, l’article propose de saisir le statut de la représentation iconique à travers l’analyse de son contexte d’usage. Il identifie ainsi les transformations de l’acte verbal – ses prémisses comme ses effets – lorsque celui-ci est attribué à un artefact.