Fabrice Boudjaaba (dir.), Le travail et la famille en milieu rural xvi e-xxi e siècles , Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014, 282 p.
Cet article étudie l’histoire du regroupement familial en France, une procédure administrative permettant aux travailleurs étrangers de faire venir auprès d’eux leur conjoint et leurs enfants au titre de l’immigration familiale, c’est-à-dire sans produire de contrat de travail. Il interroge ses orig...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2015
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article étudie l’histoire du regroupement familial en France, une procédure administrative permettant aux travailleurs étrangers de faire venir auprès d’eux leur conjoint et leurs enfants au titre de l’immigration familiale, c’est-à-dire sans produire de contrat de travail. Il interroge ses origines et son fonctionnement avant 1976, fréquemment présenté – à tort –, comme la date de sa création. En particulier, il s’agit de déterminer la façon dont les familles étaient sélectionnées.Une procédure d’introduction des familles a été mise en place dès les années 1920, afin d’encourager la venue de familles étrangères dans le contexte de crainte de crise démographique. Cette procédure complexe, qui repose sur des critères exigeants, notamment en termes de logement, est entièrement réglementée par le biais de circulaires. Cet article montre qu’afin de sélectionner les familles jugées désirables en fonction de leur origine, malgré l’interdiction de telles pratiques dans la loi, l’administration française appliquait de façon plus ou moins rigoureuse le contrôle des critères officiels. Ainsi, dans les années 1960, les familles algériennes étaient les seules à faire l’objet d’un contrôle réel avant leur entrée sur le territoire, tandis que la plupart des familles du régime général étaient régularisées a posteriori. En 1976, le droit au regroupement familial est officiellement reconnu, mais les contrôles deviennent de plus en plus rigoureux à l’égard des familles extra-européennes, les familles considérées comme « assimilables » bénéficiant de la liberté de circulation dans le cadre de la construction européenne. |
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