Fêlures, bruit blanc et autres inachèvements : traduire en résonance
Qu’est-ce qui se joue dans le geste de traduire lorsque celui-ci, travaillé par le texte anglais de Veena Das, se découvre renvoyé à une sorte d’expressivité de l’inachèvement ? Comment restituer ce qui a été perçu, éprouvé à la lecture, alors que, précisément, c’est l’ellipse, la réserve, l’« ensi...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Qu’est-ce qui se joue dans le geste de traduire lorsque celui-ci, travaillé par le texte anglais de Veena Das, se découvre renvoyé à une sorte d’expressivité de l’inachèvement ? Comment restituer ce qui a été perçu, éprouvé à la lecture, alors que, précisément, c’est l’ellipse, la réserve, l’« ensilencement » qui ont en partie donné leur voix aux personnes et aux vies relatées, aux violences parfois extrêmes inscrites dans les mémoires et les corps ? Le zèle sceptique qui, dans un premier temps, voudrait donner droit à une syntaxe du français qui « termine ses phrases », manifeste en réalité, dans son aspiration à la complétude, une exigence de clôture qui refuse de prendre soin de ce qui lui est adressé par le suspens. Pourtant, loin d’être un manquement à la rigueur, la retenue et la résonance qui en émane, si elles ouvrent à un champ d’indétermination, le font comme une incitation à se préoccuper de ce qui, dans les plis éthiques de l’acte de lecture, nous engage à prêter attention impliquée et à nous laisser éduquer.
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