Dans les pas de l’enfant : la voix philosophique de Cavell

Cet essai a pour objectif d’interroger la manière dont le livre Little Did I Know (2010), que Stanley Cavell décrit comme une autobiographie philosophique, est imprégné de la voix de l’enfant, une voix constitutive de la découverte que fait Cavell des enjeux de la pratique de la philosophie. En eff...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Príomhchruthaitheoirí: Das, Veena, Motta, Marco, Érard, Yves
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: 2018
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Cet essai a pour objectif d’interroger la manière dont le livre Little Did I Know (2010), que Stanley Cavell décrit comme une autobiographie philosophique, est imprégné de la voix de l’enfant, une voix constitutive de la découverte que fait Cavell des enjeux de la pratique de la philosophie. En effet, la question de savoir si quelqu’un comme lui a le droit de faire de la philosophie est liée à celle de savoir comment l’existence peut être revendiquée. Parce que l’apprentissage d’une « menace mortelle » qu’une telle proximité avec la mort constitue le point de départ de son écriture : se donnant à lui-même la permission de s’en aller, il se donnerait ainsi les moyens de trouver les mots qui seront, d’une certaine façon, les mots justes. Au travers de la voix de l’enfant, la question relative au fait de devoir apprendre à absorber un savoir démesuré, qui est aussi celle de savoir comment les blessures et les injustices accumulées dans l’enfance peuvent être reconnues à l’âge adulte, se pose avec acuité. Quelles sont les tragédies des enfants ? Et peut-on faire de la philosophie depuis la région féminine de soi-même ? Cet essai a pour ambition de lire le texte de Cavell comme un texte qui révèle comment la mémoire et l’oubli peuvent être équilibrés dans un texte qui revendique de faire de la philosophie en faisant une autobiographie.