L’immortel Bartfuss, un récit lazaréen ?

Dans les années 1950, Jean Cayrol, déporté revenu du camp de Mauthausen, forge le concept de « littérature lazaréenne » pour désigner les récits qui, à l’instar des siens, s’intéressent au retour des déportés et à la vie de ceux qui ont survécu au(x) camp(s) de concentration. L’intérêt principal de...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/yod,
Egile nagusia: Pavis, Marie-Christine
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Yod 2014
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Dans les années 1950, Jean Cayrol, déporté revenu du camp de Mauthausen, forge le concept de « littérature lazaréenne » pour désigner les récits qui, à l’instar des siens, s’intéressent au retour des déportés et à la vie de ceux qui ont survécu au(x) camp(s) de concentration. L’intérêt principal de ces récits réside en leur faculté à témoigner des camps de façon indirecte, à la faveur d’un double détour : détour par l’après et détour par la fiction. Nous nous demanderons dans quelle mesure ce concept de littérature lazaréenne est opérant pour aborder le roman d’Aharon Appelfeld L’immortel Bartfuss (1983), lequel dépeint la vie d’un dénommé Bartfuss en Israël dans les années 1960-1970 et rentre parfaitement dans le cadre des romans lazaréens tels que Cayrol les a définis, sans pour autant que ce concept n’épuise ce récit d’A. Appelfeld.