Érudition, voyage et correspondance : les leçons du voyage d’Italie au temps des Lumières

L’expérience du voyage en Italie au cours du xviiie siècle a vu se transformer la place de l’érudition. Les longues stations dans les cabinets et bibliothèques révèlent son importance au début du siècle, au temps de Mabillon, Montfaucon ou Misson. Le besoin impérieux de consulter livres et manuscrit...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/viatica,
Auteur principal: Bertrand, Gilles
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Viatica 2023
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’expérience du voyage en Italie au cours du xviiie siècle a vu se transformer la place de l’érudition. Les longues stations dans les cabinets et bibliothèques révèlent son importance au début du siècle, au temps de Mabillon, Montfaucon ou Misson. Le besoin impérieux de consulter livres et manuscrits fait ensuite place à une valorisation des savoirs construits dans le contact avec des espaces réels. Montesquieu ou de Brosses lancent le débat : en dévalorisant certains excès de l’érudition, ils contribuent à faire évoluer la figure de l’homme de lettres autant que le sens du voyage en Italie. Les antiquaires, archéologues, botanistes, minéralogistes ou géographes de la seconde moitié du siècle tendent à mettre l’érudition au service d’une nouvelle science des lieux. Celle-ci s’enrichit de la constitution de réseaux savants qui, grâce aux correspondances, entretiennent des amitiés où l’érudition accompagne encore le processus de connaissance, mais en l’orientant de plus en plus vers la compréhension du monde qui les entoure.