Privatización del agua y el saneamiento en Argentina : El caso paradigmático de Aguas Argentinas S.A.

Dans les années quatre-vingt-dix, l’Argentine est devenue un des meilleurs et des plus appliquées élèves de l’école néolibérale dominante à échelle mondiale. Le programme de privatisation, aussi rapide que vaste, ainsi que les formes –précaires– par lesquelles il a été mis en place, en sont un clair...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Egile nagusia: Azpiazu, Daniel
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: VertigO 2010
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Dans les années quatre-vingt-dix, l’Argentine est devenue un des meilleurs et des plus appliquées élèves de l’école néolibérale dominante à échelle mondiale. Le programme de privatisation, aussi rapide que vaste, ainsi que les formes –précaires– par lesquelles il a été mis en place, en sont un clair exemple. C’est dans ce contexte que s’inscrit la concession des services d’eau et d’assainissement de la Zone métropolitaine de Buenos Aires. Cette concession a été considérée comme l’exemple à suivre par les écoles de la pensée néolibérale. Cependant, les déficiences initiales de la réglementation, les offres opportunistes des grandes transnationales de l’eau, tout comme le nombre de non-exécutions d’obligations –concordant avec ce même opportunisme– de la part des entreprises concessionnaires en connivence avec le pouvoir en place et l’obtention, en conséquence, de taux de bénéfices exorbitants, dénotent l’échec de l’expérience. De plus, la marchandisation d’un service social de base a eu comme résultat des grands perdants ; essentiellement ceux qui n’ont pas pu accéder à ce service, et les secteurs plus démunis qui ont vu les tarifs augmenter de manière disproportionnée par rapport à leurs revenus. Les objectifs défendus par les agents de la privatisation : l’amélioration de la qualité du service et son universalisation ne coïncident pas avec les (très pauvres) résultats obtenus après presque treize années de gestion privée.