L’insoutenable légèreté environnementale de la participation : une problématisation

Le développement durable et participatif est devenu depuis une dizaine d’années une contrainte axiologique dont dépend en grande partie la légitimité du pouvoir politique et même économique. Au sein de cette notion est le pari à la fois théorique et pratique que la meilleure façon d’atteindre la dur...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
מחבר ראשי: Branche, Stéphane La
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: VertigO 2009
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Le développement durable et participatif est devenu depuis une dizaine d’années une contrainte axiologique dont dépend en grande partie la légitimité du pouvoir politique et même économique. Au sein de cette notion est le pari à la fois théorique et pratique que la meilleure façon d’atteindre la durabilité est d’inclure les citoyens dans le processus de prise de décision. L’article présente les résultats de plusieurs études, théoriques et une revue de la littérature en profondeur (notamment sur la gouvernance climatique) et empiriques (sur les barrages, le refus de l’éolien et les transports en commun), pour problématiser le lien entre participation et protection de l’environnement. Nos études suggèrent une forte absence de problématisation de la relation entre ces deux ensembles de pratiques et de valeurs différentes et qui peuvent entrer en conflit.  Nous constatons également que les instances internationales de décision promeuvent la participation comme solution aux problèmes environnementaux mais laisse le soin aux instances de décisions nationales et locales la responsabilité politique de développer les politiques publiques nécessaires aux modifications de comportements et de valeurs nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux. Ceci nous amène à soulever la question fondamentale en matière de gouvernance : quelles sont les implications du refus ou des réticences des populations à modifier suffisamment leurs comportements, pour la gouvernance environnementale et climatique ?