Une mise en art à la rencontre de l’environnement dans les Parcs naturels régionaux de Nouvelle-Aquitaine

En France, les Parcs naturels régionaux (PNR) s’établissent dans des territoires qui doivent présenter un intérêt particulier pour la qualité de leurs patrimoines naturels et culturels. Mais depuis les années 2000, le N de « naturel » employé comme qualificatif isolé dans la dénomination des Parcs i...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Auteurs principaux: Pouthier, François, Guyot, Sylvain
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: VertigO 2026
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:En France, les Parcs naturels régionaux (PNR) s’établissent dans des territoires qui doivent présenter un intérêt particulier pour la qualité de leurs patrimoines naturels et culturels. Mais depuis les années 2000, le N de « naturel » employé comme qualificatif isolé dans la dénomination des Parcs induit une forme d’approximation de l’ambition réelle du projet des PNR. L’article se propose d’explorer, à partir des études monographiques réalisées dans le cadre du programme de recherche sur la nature en Nouvelle-Aquitaine (NANA), la place de la culture dans l’environnement au sein des PNR. Il s’intéresse ensuite à la construction des interrelations entre mise en art et environnement. Il montre que si les chartes font surtout référence à l’action culturelle comme levier de sensibilisation à l’éducation à l’environnement et à l’appréhension des différentes composantes des paysages des Parcs, la place conférée aux artistes dans leurs projets culturels revêt une fonction de médiateur et de passeur qui approfondit les interconnexions entre nature et culture. La seule valeur de la production artistique finale est alors interrogée au bénéfice de son processus transformateur, mais au détriment, parfois, pour les critiques, de sa reconnaissance créatrice. L’article se propose d’établir une typologie des présences artistiques dans les territoires des Parcs néo-aquitains, non seulement au regard de leur seul impact créatif, mais au regard des processus engagés. Il conclut sur le pragmatisme et les pas de côtés que les Parcs engagent, notamment avec les personnes qui habitent leurs territoires, tout en soulignant que ces innovations demeurent aujourd’hui trop marginales pour pouvoir être qualifiées de politique environnementale.