Usage du sol et érosion hydrique : application de l’EPM de Gavrilović au bassin d’Abou Al-Aswad (sud-ouest du Liban, milieu méditerranéen semi-aride)

Le bassin versant d’Abou Al-Aswad, d’une superficie de 148 km² et situé au sud-ouest du Liban, est soumis à une érosion hydrique exacerbée par la déforestation, des pratiques culturales inadaptées et un climat semi-aride. Afin de quantifier les pertes de sol, cette étude mobilise la Méthode du Poten...

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Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Hoofdauteurs: Hage Hassan, Hussein El, Khyami, Ali, Faour, Ghaleb, Touchart, Laurent
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: VertigO 2026
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Le bassin versant d’Abou Al-Aswad, d’une superficie de 148 km² et situé au sud-ouest du Liban, est soumis à une érosion hydrique exacerbée par la déforestation, des pratiques culturales inadaptées et un climat semi-aride. Afin de quantifier les pertes de sol, cette étude mobilise la Méthode du Potentiel d’Érosion (EPM) de Slobodan Gavrilović (1962). Par ailleurs, l’érodibilité du sol a été évaluée à l’aide de l’équation universelle des pertes en sol (USLE), tandis que l’évolution de l’érosion a été calculée grâce à la formule de l’Indice de Sol Nu (BSI). Dans l’environnement SIG, la combinaison des paramètres du modèle révèle que les pertes de sol peuvent atteindre 13000 m³·km⁻², en particulier dans les zones dépourvues de couvert végétal protecteur et de dispositifs antiérosifs. À l’inverse, les versants cultivés selon les courbes de niveau présentent des pertes inférieures à 1000 m³·km⁻² (1mm d’épaisseur). Afin de valider ces estimations, les volumes obtenus ont été convertis en millimètres d’épaisseur équivalente. La comparaison avec les mesures in situ, réalisées à l’aide de tiges métalliques, confirme globalement la fiabilité du modèle, même si des divergences localisées subsistent en raison des variations de pente et de couverture végétale. La méthode EPM se révèle robuste pour évaluer le risque d’érosion à l’échelle du bassin, dès lors que ses paramètres sont calibrés avec précision selon le contexte local. Un suivi régulier, associant mesures de terrain et observations par télédétection, est par ailleurs indispensable pour actualiser et améliorer en continu les stratégies de gestion des sols.