Leçons de la COVID-19 pour les politiques publiques de vulnérabilité et de résilience des destinations touristiques canadiennes
Cet article porte sur les impacts différenciés de la pandémie de COVID-19 sur les destinations canadiennes en termes de vulnérabilité et de résilience. Nous explorons comment les politiques publiques peuvent mieux répondre aux disparités locales en matière de reprise touristique dans le futur à trav...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
VertigO
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article porte sur les impacts différenciés de la pandémie de COVID-19 sur les destinations canadiennes en termes de vulnérabilité et de résilience. Nous explorons comment les politiques publiques peuvent mieux répondre aux disparités locales en matière de reprise touristique dans le futur à travers une approche territorialisée ou « place-based ». En utilisant l'Enquête nationale sur les voyages des Canadiens (2019-2021), nous comparons, à l’aide de statistiques descriptives, trois découpages couramment utilisés pour concevoir des politiques territorialisées : 1) provincial ; 2) typologique (urbain-rural) et 3) démographique en fonction de différentes catégories d’activités touristiques. Les résultats montrent que les écarts de vulnérabilité et de résilience sont davantage typologiques (urbain/rural) et liés aux types d’activités dominantes qu’à une distinction provinciale. Les zones urbaines ont été les plus vulnérables, avec des chutes allant jusqu'à l'annulation totale (100 %) des événements et spectacles et une réduction de près des trois quarts (72,62 %) dans les loisirs et divertissements au troisième trimestre de 2020 par rapport à 2019, suivi d'une faible reprise en 2021. À l’inverse, les zones rurales ont démontré une meilleure résistance, profitant des activités de plein air qui ont plus que doublé (+157,9 %) en 2020 et continuant à augmenter substantiellement (+48,3 %) en 2021, bien que cela ait mené à un risque accru de surfréquentation dans certaines zones périphériques peu habitées nouvellement prisées. Ces constats soulignent l’importance d’adopter des politiques publiques territorialisées flexibles, modulées en fonction de la vulnérabilité et de la capacité de rebond des destinations, plutôt que fondées sur un cadre prédéterminé. Pour le Canada, comme la vulnérabilité et la résilience varient peu d’une province à l’autre, l’opposition entre milieux urbains et ruraux s’avère la plus pertinente pour différencier les interventions. |
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