Pratiques de communication climatique dans les organisations municipales québécoises

Si la communication climatique est bien documentée sur le plan de la recherche scientifique, elle l’est beaucoup moins sur celui de sa pratique. Dans notre étude, nous nous intéressons aux individus œuvrant pour une organisation municipale québécoise et dont la fonction professionnelle les amène à s...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Auteurs principaux: Daignault, Pénélope, St-Arnaud, Valériane Champagne
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: VertigO 2025
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Si la communication climatique est bien documentée sur le plan de la recherche scientifique, elle l’est beaucoup moins sur celui de sa pratique. Dans notre étude, nous nous intéressons aux individus œuvrant pour une organisation municipale québécoise et dont la fonction professionnelle les amène à sensibiliser un public cible à des enjeux climatiques. Il est pertinent de s’intéresser à ces professionnel.le.s, puisque les villes sont aux premières lignes de l’action climatique. L'objectif de notre étude est double : 1) réaliser un portrait des pratiques de communication climatique de ces individus ; 2) étudier leur disposition à l’égard des connaissances scientifiques vulgarisées (CSV). Qui sont-ils ? Quelles sont leurs fonctions précises au sein de leur organisation municipale ? Auprès de quels publics interviennent-ils ? De quelles façons ? Sont-ils en contact avec les CSV et si oui, comment et pour quelles raisons les utilisent-ils ? Un devis séquentiel mixte a été mis en œuvre. Dans une première phase, un questionnaire en ligne a été complété par 56 personnes travaillant dans 12 régions administratives du Québec. Dans la seconde phase, huit entretiens individuels ont été menés afin d’approfondir les données quantitatives issues du questionnaire. Les résultats mettent notamment en lumière une utilisation fréquente des médias sociaux pour s’adresser aux citoyen.ne.s – le principal public cible des individus sondés – ainsi que des attitudes généralement positives à l’égard des CSV. Cependant, certains freins à l’utilisation de ce type de connaissances ont été révélés, dont la difficulté à les repérer et le manque de ressources organisationnelles.