Le rôle des « Berbechas » en Tunisie : Le pilier marginalisé de l’économie circulaire ?

En Tunisie, les récupérateurs informels de déchets, appelés « Berbechas », jouent un rôle central dans la chaîne de valorisation des déchets, tout en étant exclus des dispositifs institutionnels de gestion. Dans un contexte de modernisation du secteur porté par des injonctions internationales, cet a...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
מחבר ראשי: Bouhlel-Abid, Maha
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: VertigO 2025
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:En Tunisie, les récupérateurs informels de déchets, appelés « Berbechas », jouent un rôle central dans la chaîne de valorisation des déchets, tout en étant exclus des dispositifs institutionnels de gestion. Dans un contexte de modernisation du secteur porté par des injonctions internationales, cet article interroge la manière dont les politiques publiques contribuent à marginaliser ces acteurs et explore les enjeux d’une éventuelle formalisation de leur activité. La question de recherche principale posée est la suivante : dans quelle mesure la formalisation des Berbechas peut-elle constituer une réponse juste et efficace à leur reconnaissance socio-économique et à l’amélioration du système de gestion des déchets en Tunisie ? À partir d’une enquête qualitative menée dans le Grand Tunis (entretiens avec récupérateurs, collecteurs intermédiaires et institutions, ainsi que des temps d'observation participante), l’étude montre que si les Berbechas assurent une part importante du tri et du recyclage, leur intégration dans les politiques publiques reste inexistante. Les tentatives de formalisation observées, souvent portées par des ONG, se heurtent à des obstacles juridiques, institutionnels et sociaux, et peinent à répondre aux attentes des récupérateurs eux-mêmes. L’article conclut que la formalisation ne peut être envisagée comme une solution unique ni univoque. Elle doit être reconsidérée comme un processus politique, co-construit avec les acteurs concernés, et soutenu par une transformation plus large des cadres de gouvernance du secteur. À défaut, elle risque de renforcer les logiques d’exclusion qu’elle prétend résoudre.