Dynamiques stratégiques autour de la forêt classée de l’Alibori Supérieur au Bénin
Les écosystèmes forestiers, qui fournissent de multiples services et biens aux humains, subissent diverses pressions anthropiques et climatiques. L’établissement de certaines aires protégées par les autorités modifie cependant le mode de vie et d’organisation des populations locales, notamment en Af...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Hlavní autoři: | , |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
VertigO
2025
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les écosystèmes forestiers, qui fournissent de multiples services et biens aux humains, subissent diverses pressions anthropiques et climatiques. L’établissement de certaines aires protégées par les autorités modifie cependant le mode de vie et d’organisation des populations locales, notamment en Afrique. Cette recherche analyse les facteurs contribuant à la dégradation de la forêt classée de l’Alibori Supérieur au Bénin. Les techniques de collecte de données mobilisées ont été l’entretien semi-dirigé et l’analyse des données cartographiques. L’échantillonnage s’est basé sur la technique du choix raisonné visant un profil diversifié, suivi de la technique boule de neige qui a permis d’interviewer cinquante participants tels que des agents forestiers, des élus locaux, les populations riveraines. Cette recherche s’appuie sur la perspective stratégique de Crozier et Friedberg (2014). Les résultats géospatiaux démontrent une réduction significative des surfaces boisées de la forêt classée, avec la forêt claire et savane boisée passant de 57 911 hectares en 2000 à 4 740 hectares en 2022. Ensuite, les données révèlent que l’expansion clandestine des terres agricoles ainsi que les activités agropastorales au sein de la forêt par les populations riveraines sont les principales causes de cette dégradation. De plus, les règlements de gestion et de conservation mis en place ont conduit à des stratégies de contournement, accélérant ainsi la dégradation et la surexploitation des ressources naturelles. Les populations locales, installées depuis plusieurs générations bien avant la création de la forêt classée en 1955, entretiennent un sentiment enraciné d'appartenance et de droit légitime sur ces terres, qu'elles perçoivent comme leur héritage ancestral. Ce lien, associé à leur mode de vie axé principalement sur l’agriculture et l’élevage, constitue une menace persistante pour l’équilibre de l’écosystème tout en exacerbant les tensions entre les différents usagers de la forêt. |
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