Aires protégées : Perseverare diabolicum. Remettre en cause les impensés de la gestion forestière publique en Afrique
Ce texte est une analyse devant l’injustice plus que séculaire faite à travers le monde aux peuples autochtones et aux communautés forestières. Il interroge les droits historiques et les savoirs et pratiques traditionnels qui demeurent encore méconnus, ignorés, falsifiés ou manipulés. La conservatio...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Autores principales: | , , , , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
VertigO
2024
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Ce texte est une analyse devant l’injustice plus que séculaire faite à travers le monde aux peuples autochtones et aux communautés forestières. Il interroge les droits historiques et les savoirs et pratiques traditionnels qui demeurent encore méconnus, ignorés, falsifiés ou manipulés. La conservation de la nature est fondée sur la notion de wilderness, la mise à l’abri de toute emprise humaine, c’est-à-dire la préservation des espaces naturels. Mais, la conservation est un mot ambigu tant en français qu’en anglais, qui masque cet a priori de la préservation. Depuis l’origine, la création des aires protégées fait l’objet de critiques sur son inefficacité, confirmée par maints exemples, parce qu’elle confisque les terres et les espaces naturels bien conservés des populations résidentes, des peuples autochtones et les exclut. La critique des aires protégées, des États et des ONG globales préservation dites de conservation, contraste avec la gestion conservatoire durable, pluriséculaire, des espaces naturels par les communautés forestières. Les peuples autochtones vivent dans des zones qui contiennent 80% de la biodiversité de la planète et subissent une véritable spoliation par la création des aires protégées. Leurs modes de gestion coutumiers qui ont conservé ces ressources depuis des siècles (voire des millénaires) sont ignorés, niés et bafoués par la logique ethnocentrique, étroitement scientiste et hégémonique des créateurs des aires protégées. Il faut repenser la gestion publique des espaces forestiers et remettre en question l’unanimité et les impensés des réglementations forestières. Il faut tenir compte de l’autre unanimité, opposée et diverse, celle des règles coutumières des communautés forestières et des peuples autochtones qui ont fait la preuve de leur durabilité. |
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