Analyse de l’évolution spatiotemporelle de la tendance des extrêmes chauds au Sénégal

La variabilité climatique se manifeste entre autres, à travers des phénomènes climatiques tels que les sécheresses, les canicules, les inondations, les retards pluviométriques et les vagues de chaleur. Ces dernières sont prévues longues, plus fréquentes et plus intenses sur le continent africain et...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Autores principales: Sow, Moussa, Gaye, Demba, Diakhate, Mouhamadou Mawloud
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: VertigO 2024
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La variabilité climatique se manifeste entre autres, à travers des phénomènes climatiques tels que les sécheresses, les canicules, les inondations, les retards pluviométriques et les vagues de chaleur. Ces dernières sont prévues longues, plus fréquentes et plus intenses sur le continent africain et au Sahel en particulier. Dans ce contexte, il apparait important de mener des études sur ces phénomènes, notamment aux échelles nationales, pour mieux appréhender les potentiels impacts sur les populations. Ainsi, la présente recherche analyse les évolutions spatiotemporelles et la tendance des extrêmes chauds (95e percentiles des Tmax et des Tmin) au Sénégal sur la période 1984-2020. Pour atteindre cet objectif, il s’agit d’abord de faire la répartition spatiotemporelle des moyennes des extrêmes chauds (95e percentile des Tmax et des Tmin) de la période, ensuite de déterminer les anomalies du percentile 95e des Tmin et des Tmax à l’aide du test de Lamb. Par la suite, les années de rupture ont été identifiées à l’aide du test de Pettitt et enfin, le test de Mann Kendall a permis de ressortir les tendances du percentile 95e des Tmin et des Tmax de la période 1984-2020. Les données sont des réanalyses climatiques spatialisées et maillées d’une résolution spatiale de 0,5° * 0,625° qui ont conduit aux résultats obtenus qui montrent une augmentation des 95e percentile des Tmax et des Tmin sur l’ensemble des stations de l’étude. Cette hausse est estimée à l’échelle nationale à +0,38°C pour les 95e percentiles des Tmax et à +0,50°C pour les Tmin. Ce qui témoigne d’une croissance plus rapide des 95e des Tmin que des Tmax qui s’accompagnent d’une tendance significative sur la quasi-totalité des 40 stations de cette étude. En termes de prospective à ce travail, il serait important d’analyser les caractéristiques des vagues de chaleur au Sénégal.