Le canard a-t-il coulé la moule du Québec ? Construire un problème de prédation, dépolitiser un échec économique
Au début des années 2010, les moules cultivées par des mytiliculteurs québécois dans différents points des régions maritimes de l’Est-du-Québec sont soumises à des vagues de prédation inédites. Plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs, appelés les canards de mer, s’attaquent aux filières de culture di...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
VertigO
2024
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Au début des années 2010, les moules cultivées par des mytiliculteurs québécois dans différents points des régions maritimes de l’Est-du-Québec sont soumises à des vagues de prédation inédites. Plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs, appelés les canards de mer, s’attaquent aux filières de culture disposées en mer et mettent en péril l’industrie de culture des moules dans la province. Ces phénomènes de prédation font l’objet d’une construction en tant que problème public dont le traitement mobilise principalement des scientifiques et des producteurs. La prédation apparait cependant comme un problème secondaire vis-à-vis de la question plus générale du développement économique de l’industrie. Alors que les acteurs économiques et scientifiques tentent de résoudre le problème de prédation, les acteurs publics privilégient une stratégie d’évitement du blâme. Ils éludent leur responsabilité dans le choix d’un modèle ayant favorisé la prédation, en incriminant les canards et les producteurs et en diminuant leur soutien matériel à l’industrie. |
|---|