Doit-on remettre en question notre façon d'aménager la forêt boréale canadienne ?

Au cours de la dernière décennie, nous avons vu un intérêt croissant se développer pour un aménagement forestier basé sur la compréhension de la dynamique historique des perturbations naturelles. Un tel aménagement, axé sur le développement de peuplements et de paysages similaires à ceux caractérisa...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Auteurs principaux: Bergeron, Yves, Goff, Héloïse Le
Format: Article ou chapitre numérique
Publié: VertigO 2005
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Au cours de la dernière décennie, nous avons vu un intérêt croissant se développer pour un aménagement forestier basé sur la compréhension de la dynamique historique des perturbations naturelles. Un tel aménagement, axé sur le développement de peuplements et de paysages similaires à ceux caractérisant les milieux naturels, devrait favoriser le maintien de la diversité biologique et les fonctions écologiques essentielles. Dans les paysages dominés par le feu, cette approche est possible seulement si les fréquences de feu actuelles et futures sont suffisamment faibles pour permettre de substituer le feu par l’aménagement forestier. Cette question sera abordée en comparant les fréquences de feu actuelles et futures avec les fréquences historiques reconstituées par plusieurs études en forêt boréale canadienne. Les fréquences de feu actuelles et futures simulées en utilisant des scénarios 2x et 3xCO2 sont plus faibles que les fréquences historiques de la plupart des sites étudiés. Dans ces cas, l’aménagement forestier peut potentiellement être utilisé pour recréer la structure des classes d’âge des paysages pré-industriels contrôlés par les feux. Cependant, l’aménagement équienne actuel tend à réduire la variabilité forestière. Par exemple, l’aménagement équienne pleinement régulé va tendre à tronquer la distribution naturelle des classes d’âges et à éliminer les forêts vieilles et surmatures du paysage. Le développement de pratiques sylvicoles qui maintiennent un spectre de composition et de structure forestières à différentes échelles du paysage est un moyen pour maintenir cette variabilité.