Évaluation de certains indicateurs de développement socioéconomique attribuable au système agroforestier du plateau de Bateke en République Démocratique du Congo

L’agroforesterie pratiquée au plateau des Bateke suscite de plus en plus d’intérêt scientifique. Ainsi, l’évaluation de son impact ne peut pas être limitée aux aspects techniques du genre amélioration de la fertilité et de la productivité des terres. Il y a aussi les aspects socio-économiques, expre...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Auteurs principaux: Mosombo, Blandine Nsombo, Sinsi, Raymond Lumbuenamo, Mbe-Mpie, Paul Mafuka, Komanda, Jules Aloni, Lejoly, Jean
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: VertigO 2023
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:L’agroforesterie pratiquée au plateau des Bateke suscite de plus en plus d’intérêt scientifique. Ainsi, l’évaluation de son impact ne peut pas être limitée aux aspects techniques du genre amélioration de la fertilité et de la productivité des terres. Il y a aussi les aspects socio-économiques, expression du bien-être amélioré des riverains, qui ont conduit à cette étude. Les enquêtes ont été menées auprès de 330 fermiers ainsi qu’auprès des personnes-ressources commises à leur encadrement, dans les villages autours des trois aires agroforestières au plateau des Bateke qui sont : Ibi village, Mbankana et le centre agroforestier de Mampu. Les indices d’amélioration du bien-être social recherchés dans cette étude étaient la stabilisation des exploitations, la sédentarisation des exploitants, ainsi que l’existence de l’épargne dans des structures appropriées telles que les banques. Les résultats d’enquêtes ont montré que les fermiers tiennent à leur activité, qui constitue leur principale source de revenus. Dû à l’ancienneté du site, des élevages de volaille et de bétail, ainsi que des plantations d’essences forestières autres que les Acacias sp, se sont développés. Assez timidement, mais surement, les fermiers font mention des épargnes dans des structures bancaires. Tout ceci fait penser à un vrai encrage dans le métier, et à la maturation des exploitants. Ainsi, l’agriculture vivrière n’est plus la seule source de revenus pour les fermiers. Les preuves du développement d’autres filières agroéconomiques grâce à la sédentarisation des exploitants agricoles sont autant d’arguments qui appuient le fait que l’agroforesterie devrait être encouragée dans les sites similaires et dans les terres appauvries par une surexploitation des ligneux.