Usages et impacts des espèces arborescentes dans les exploitations cacaoyères de l’Indénié-Djuablin, Côte d’Ivoire

Les espèces arborescentes ont toujours occupé une importante place dans les cacaoyères en zone tropicale. Cependant, leur survie est menacée à cause de l’évolution des pratiques culturales. Cette étude vise à connaître les interactions entre les agriculteurs de l’Indénié-Djuablin (Côte d’Ivoire) et...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Autores principales: Kougbo, Ménéké Distel, Djah, François Malan, Diop, Amadou Lamine, Amenan, Sylvie Konan, Dogba, Mathieu
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: VertigO 2023
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les espèces arborescentes ont toujours occupé une importante place dans les cacaoyères en zone tropicale. Cependant, leur survie est menacée à cause de l’évolution des pratiques culturales. Cette étude vise à connaître les interactions entre les agriculteurs de l’Indénié-Djuablin (Côte d’Ivoire) et les espèces arborescentes qu’ils épargnent ou introduisent dans leurs cacaoyères. Pour ce faire, un inventaire de ces espèces a été effectué à l’intérieur de 54 cacaoyères sélectionnées sur la base de la superficie et de la densité d’espèces arborescentes. Une enquête semi-structurée individuelle a été ensuite menée auprès des propriétaires des cacaoyères afin de connaître comment ils perçoivent et utilisent les espèces trouvées dans leurs plantations. Dans ces cacaoyères, il a été inventorié 63 espèces arborescentes employées dans quatre catégories d’usages : alimentaire, bois d’œuvre, médicinal et bois de chauffe. Par ailleurs, 64,06 % de ces ligneux sont perçus comme ayant des incidences positives ou négatives sur le développement des cacaoyers. Les bois d’œuvre comme le Tiama (Entandrophragma angolense), le Bété (Mansonia altissima) et l’Iroko (Milicia excelsa) sont appréciés pour l’excellent ombrage bénéfique aux jeunes cacaoyers et l’amélioration de la fertilité du sol tandis que les plantes médicinales comme l’Emien (Alstonia boonei), l’Ilomba (Pycnanthus angolensis) et l’Akpi (Ricinodendron heudelotii) sont perçues comme créant un ombrage excessif et comme hôtes potentiels de parasites des cultures. Certains ligneux néfastes au développement des cacaoyers sont donc maintenus dans les cacaoyères pour des usages précis. La prise en compte d’un tel aspect dans tout projet d’agroforesterie permettrait de concilier durablement production agricole, conservation de la diversité végétale et valorisation de la ressource.