La poésie antique du Sangam est-elle vraiment une poésie du paysage ? Littérature tamoule classique et vision contemporaine du paysage
La poésie tamoule dite du Sangam, vieille de deux millénaires, est souvent qualifiée de « poésie du paysage ». Elle pourrait être ainsi comparée à la poésie chinoise du shanshui, qui lui est un peu postérieure (4ème siècle après J.C.). Dans quelle mesure les poètes indiens de l'époque portaient...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| 主要な著者: | , , |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 出版事項: |
VertigO
2023
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La poésie tamoule dite du Sangam, vieille de deux millénaires, est souvent qualifiée de « poésie du paysage ». Elle pourrait être ainsi comparée à la poésie chinoise du shanshui, qui lui est un peu postérieure (4ème siècle après J.C.). Dans quelle mesure les poètes indiens de l'époque portaient-ils une réelle attention au paysage ? Se pourrait-il que cette littérature puisse relever, selon l’expression d’Augustin Berque (2016), d’une véritable « pensée du paysage » ? De fait, les émotions et tout un paysage intérieur s’y reflètent. En particulier, un mot souvent employé par les commentateurs médiévaux ultérieurs pour classifier les poèmes est couramment traduit par « paysage » ou landscape. Pourtant ce terme, tinai, est très rare dans les œuvres mêmes. L’article décrit les avatars successifs qu’ont connus cette poésie et la notion de tinai dans la mémoire tamoule et la société contemporaine. De nos jours, une lecture régionaliste, souvent très politique, a contribué à fossiliser les poèmes sous cette étiquette de littérature du paysage. |
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