La biodiversité, une ressource, mais aussi un fardeau ? Intérêt et limites des notions de services et disservices écosystémiques pour repenser les interactions nature-sociétés dans les territoires ruraux

Les processus de dégradation et de préservation des ressources naturelles s’accompagnent souvent de tensions et conflits entre les acteurs des territoires. Le cadre des services écosystémiques (SE) est désormais communément utilisé pour analyser ces processus et penser les termes d’une meilleure gou...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Auteurs principaux: Blanco, Julien, Moreau, Clémence, Guerbois, Chloé, Barnaud, Cécile, Renaud, Pierre-Cyril, Deconchat, Marc, Andrieu, Émilie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: VertigO 2021
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Les processus de dégradation et de préservation des ressources naturelles s’accompagnent souvent de tensions et conflits entre les acteurs des territoires. Le cadre des services écosystémiques (SE) est désormais communément utilisé pour analyser ces processus et penser les termes d’une meilleure gouvernance. Nous développons ici l’idée impertinente selon laquelle l’intégration du concept très contesté de disservice écosystémique (DSE), qui qualifie les nuisances associées aux écosystèmes, améliore la compréhension de ces dynamiques et porte les germes d’une meilleure justice environnementale. Nous mobilisons trois cas d’étude dans lesquels les enjeux environnementaux sont sources de SE et DSE: le sanglier dans le Mont Lozère (France), les arbres champêtres dans les coteaux de Gascogne (France) et l’éléphant à Hwange (Zimbabwe). Au total, 119 entretiens semi-directifs ou essais anonymes ont été collectés et analysés selon deux axes autour des SE et DSE: i) les représentations et pratiques, ii) la gouvernance. Nos résultats montrent que le concept de DSE, associé à celui de SE, est utile pour révéler la complexité, voire l’ambivalence, des représentations des acteurs. Il permet en outre d’évaluer le rôle des pratiques dans le renforcement ou l’atténuation de nuisances écologiques qui ne sont pas toujours reliées à des dynamiques écologiques. Ce concept enrichit aussi la compréhension des positionnements des acteurs et des enjeux de gouvernance, permettant par exemple de révéler les contradictions et effets pervers de certaines politiques environnementales. Malgré les controverses dont il a fait l’objet, le concept de DSE semble donc prometteur pour repenser la gouvernance environnementale dans les territoires.