Du « développement durable » à la « ville durable » : quels débats aujourd’hui ?Regards croisés à partir de la littérature francophone et anglophone
Cet article interroge le répertoire de la « ville durable » via une analyse bibliométrique à partir d’un corpus de 18 revues scientifiques, francophones et anglophones. Si parler de « ville durable » est aujourd’hui devenu incontournable, pour les décideurs, les praticiens comme les chercheurs, on s...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
|---|---|
| Auteurs principaux: | , , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
VertigO
2017
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article interroge le répertoire de la « ville durable » via une analyse bibliométrique à partir d’un corpus de 18 revues scientifiques, francophones et anglophones. Si parler de « ville durable » est aujourd’hui devenu incontournable, pour les décideurs, les praticiens comme les chercheurs, on se trouve face à une fracture : ce registre est reconnu par les uns pour sa portée pratique, modifiant les façons de « faire la ville », autant que critiqué par d’autres comme un outillage de légitimation et la continuité d’une pensée de la croissance (à l’image du « développement durable »). Peut-on dépasser une telle lecture binaire pour en savoir plus sur cet énoncé protéiforme ? Une analyse statistique et textuelle a été conduite avec le logiciel libre IRaMuTeQ, dégageant des univers de cooccurrence lexicale. Elle montre que les incarnations de la « ville durable » s’organisent autour de quatre principales figures, à la fois en tension et en évolution, à travers une diversité d’aires culturelles : la « ville verte », la « ville des courtes distances », la « ville juste » et la « ville participative ». Ceci permet de réincarner des processus, des acteurs et des enjeux, derrière les mises en énoncés, comme miroirs de la fabrique urbaine actuelle. La « ville durable » apparaît au final comme un registre proprement politique, loin de toute évidence unique ou en surplomb, économique ou environnemental, qui s’imposerait d’elle-même. |
|---|