Le paradoxe de la gestion des espaces verts : entre volonté de maîtrise et laissez-faire
La gestion différenciée des espaces verts urbains suggérée par les principes du développement durable suppose non seulement un changement de pratiques, mais aussi une transformation du regard porté sur la nature urbanisée. Il s'agit ainsi de passer de la maîtrise du vivant à l'accompagneme...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
VertigO
2017
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La gestion différenciée des espaces verts urbains suggérée par les principes du développement durable suppose non seulement un changement de pratiques, mais aussi une transformation du regard porté sur la nature urbanisée. Il s'agit ainsi de passer de la maîtrise du vivant à l'accompagnement et au ménagement de la nature. À Marseille, prédomine paradoxalement une politique urbaine libérale non interventionniste que contredit une culture urbanistique de la maîtrise et un goût pour l'ordre. De ce fait, ces nouvelles politiques de gestion se révèlent être à la fois source de conflits entre acteurs locaux et une opportunité pour valoriser l'image de la ville. La réception sociale de ces politiques apparaît aux habitants tel un prétexte pour justifier la continuité de pratiques d'aménagement assimilées à un désengagement des pouvoirs publics, qu'illustre le recul plus général de la place des espaces verts en ville. Cet article vise à analyser les obstacles à l'émergence de cette culture écologique naissante, dont l'instrumentalisation des termes tend à favoriser l'entretien d'inégalités environnementales. |
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